26.11.2008

Prendre des nouvelles ou la complexité du premier pas

Autour de moi, drowing by numbers, on m'accuse de voir tout en noir, on m'accusera d'avoir porté la poisse en criant gare à ceux que je vois s'enfoncer avec le sourire. Parle d'alcoolisme mondain ( c'est quand on en a encore les moyens ).

C'est un groupe de personnes qui se voient s'apprécient et se disputes, mais même lorsqu'elles se disputent se réconcilient toujours autour d'un verre au bar. Et moi qui suis chat échaudé, pour m'autoriser des excès, on me fait parfois comprendre que je saoule un peu trop. Un comble ! Je suis pourtant capable de m'amuser sans avoir bu un seul verre, eux ont besoin d'être bien saoul pour oublier qu'on a rien à se dire d'autre que les habituelles ritournelles. L'ennui c'est de les voir tourner sur eux mêmes au lieu d'entrer dans le manège. Ah la plaisanterie autour du boire et des déboires c'est toujours réussi. Plus ou moins des aventures de n'importe quoi, même si parfois ça tourne au tragique, mais justement là ben y a personne pour ouvrir les yeux.

Ce qui m'emmerde le plus c'est d'en être réduit à ce ton moralisateur auquel fatalement on échappe pas. Même avec les meilleures intentions du monde ( et là qui fait l'ange, fait la bête à tout coup )
Faute d'en prendre sa part de morale, on échoue. Je me satisfait pas de reconnaître que face à la mort, à la souffrance je fais mine de maitriser quelque chose pour ma pomme. Et que finalement, celle des autres peux bien servir à ça donner l'illusion qu'on s'en sort mieux, un peu Pilate après avoir fait mine de laisser le choix. Alors sans cesser de dire ce qu'est la santé, une morale qui vaux le coup, le jugement, l'injustice de la vie etc. bref la réalité, il vaux mieux exiger légitimement pour soi même de l'attention plutôt que de se poser en écoutant. Il y a d'autres gens possibles entre les potes de bitures pour qui on en est ou on en est pas, sans demi mesure, et les interlocuteurs de santé de tout poils qui ne causent ( quant ils ne se contentent pas d'écouter ! ) que de mort et de souffrance, même si elle est réelle. Je voudrais être un ami pour celui qui se trouve être seul dès lors qu'il sort de son rituel boire – dormir ( car le reste passe à la trappe progressivement ). Mais cette solitude ne peux la réduire. Elle est juste partageable, on peut être seul à deux ce qui n'est pas marrant du tout.
Et puis être ami, ça ne se décrète pas, me disait on il y a déjà longtemps au lycée, lorsque je cherchais à m'en faire des amis, par lettre interposée.
Est ce que cela vraiment je le cherche ? Une fois quitté l'habit du beau rôle je ne suis plus très sûr. Certe me faire apprécier, aimer, mais si ce n'est pas comme le héros de circonstance....
Je voudrais quitter aussi l'habit du mec chiant qui colle à celui que j'ai rajouté de l'ami sauveur.
Je peux toutefois légitimement demander des nouvelles et en attendre ( merde pourquoi c'est toujours moi qui doit téléphoner et me manifester d'abord ? ) Faut dire que mes amis, c'est comme si je les avait choisi en fonction d'une demande similaire : qu'on fasse le premier pas, qu'on me prouve qu'on m'aime, car je ne puis faire ce premier pas. Et de se résoudre mi contrarié, mi blasé à prendre des nouvelles.
C'est ce que je fais. Là

08.01.2008

Bite mécanique

Brève d'ascenseur :

Deux grands blacks râlent :

« Et il veut qu'on lui ramène des meufs à pied en plus ? Lui il a une Porsche Cayenne il pourrait en ramener facile »

« Ouais ça en ramène tout seul la Porsche Cayenne ! »

«  A l'aise ! »

 

Alors moi ce que je dis c'est vivement les bagnoles qui ramène les courses, fait le ménage, suce, mais surtout toute seule hein ! Faudrait pas même demander quelque chose quoi.

 

Mon président est un beauf, ses électeurs aussi.

Bonjour chez vous !  

 

28.12.2007

gay d'autrefois ?

Aristide Bruant

 

La chanson des michetons

 

( retranscription à l'oreille, approximative )

 

Y a ti rien de plus bat qu'un micheton qu'est élévé dans la haute

c'est gentil, doux comme un mouton et jamais ça leur saute

ça vous dit mon rat, mon trognon et chaque fois qu'ça vous quitte

ça vous laisse un peu de son pognon pour graisser la marmite

 

Refrain :

Et vive les michetons, et leurs bonnes galettes

Qui fait faire risette à nos petits mectons

 

Des rupins, des yourtes*, des polis, ça a des bonnes manières

jamais ça se mettrais au lit sans se laver les derrières

ça se parfume à l' «  ila ila » ça a toujours les pieds propre

ça lave le linge qu'est plus blanc celui là qu'ça salope

 

Refrain

 

C'est des hommes qu'est pas brutal qui sait se tenir en soce

et qu'appelle des horizontales les femmes qui fait la noce

c'est presque tous des beaux garçons rempllis de délicatesses

puisqu'ils portent jusqu'à des caleçons pour pas se geler les fesses

 

Refrain

 

Ils sont plus bat que nos marlous ça serait eux nos ptits hommes

Si ils nous donnaient pas des sous oui mais c'est comme des pommes

des dattes, des nefles, car nom de Dieu quand même ce qui s'rait plus chouette

on peut pas gober à monsieur qui vous foute la galette.

 

Refrain

 

 

* Une petite étoile pour rappeler ici l'antisémitisme de Bruant, qu'était de son temps, et le partageait allègrement avec bien d'autres.

 

En fait non, s'agît pas d'un terme désignant l'homosexuel client, mais le client tout court. C'est que j'avais en tête les descriptions de Du Dognon, l'époque de ces bourgeois qui allaient s'encanailler dans les lieux interlopes avec des prolos qui faisaient ça, officiellement au moins, que pour la galette. Par réduction de ce point de vue, un homosexuel est forcément un micheton.